C'est le grand jour!

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Voici le fameux sésame permettant d'accéder au train spécial marchandise organisée par Jim Thornbridge.

Après un lever très matinal et un petit déjeuner copieux dans un établissement situé juste derrière notre Motel. Nous voici en gare de Chama. Il est aux environs de 6h30-6h45 et le petit matin est plutôt frais par ici. La température est en dessous de zéro! Les dernières manoeuvres de mise en place du train spécial se terminent. La locomotive K27 n°463 doit se mettre en première position devant la K37 n°497.

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Malgré le froid matinal, les premiers rayons du soleil commencent à faire de l'oeil à la locomotive K37 n°497. Celle-ci a été mise en tête du train de marchandises depuis un moment. Pendant ce temps l'équipe de la K27 n°463 se bagarre avec les commandes de sablières et les freins qui ont gelé pendant la nuit. ( Septembre 1998. Cliché B.D.)

Mais avec la gelée de la nuit ,les freins et les sablières sont bloqués. Tout le monde se hâtent. Le train doit partir à 7h30. Finalement, le départ ne sera sifflé qu'une heure plus tard avec à la place de la K27, une K36 ( la n°489). Au niveau des coups d'échappements on ne perd pas au change! Le train est composé en deux parties. La partie marchandise comporte un bon nombre de wagons à bestiaux, un tombereau, un boxcar et un caboose. Ensuite c'est la partie voyageurs pour les participants. On y trouve un tombereau aménagé spécialement pour les photographes. Le reste des wagons sont d'anciens boxcars modifiés astucieusement pour le transport du public et équipés de sièges. Juste avant le départ, voyant un groupe de français un homme se présente à nous. C'est l'ancien propriétaire de la Mallet n°104 du POC préservée sur le chemin de fer du Vivarais!

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Premier arrêt photo à l'évitement de "Lobato". Le train s'apprête à refouler jusqu'à être hors de vue des photographes et autres vidéastes. ( Septembre 1998. Cliché B.D.)

Lorsque les premiers coups d'échappements se font entendre, je comprends assez vite que le voyage va être exceptionnel. La sortie de Chama est effectuée régulateur grand ouvert. Les deux machines fument bien noir et malgré le froid, dans notre tombereau on en loupe pas une miette! Il faut dire que dès le départ, il faut gravir une rampe d'environ 4% et celle-ci est pratiquement constante jusqu'à la "Cumbres Pass". Les trains ici, même en temps ordinaire, sont en double traction vu le profil de la ligne. Le premier arrêt au lieu dit "Lobato" nous met tout de suite dans le bain. Tout le monde descend du train. Celui-ci refoule jusqu'à être hors de vue. Pendant ce temps les amateurs se mettent en position. Tous bien en ligne pour ne pas se gêner les uns des autres. Certains ont même amené des échelles et des d'escabeaux.  Lorsque le chef de train qui est équipé d'une radio, donne le signal aux mécaniciens des machines, plus personne ne parle. Le convoi prend alors son élan et effectue un passage à pleine vitesse devant nous toutes sirènes hurlantes. Imaginez la sensation! Frissons et poils qui se dressent sur la peau garanties!

Numériser 1

Le convoi qui s'offre à nous est typique du D&RGW. Juste derrière le caboose que l'on aperçoit au fond, se trouve le tombereau pour les "bardes" et ensuite les boxcars convertis en voitures de voyageurs. Nous sommes à plus de 2300 mètres d'altitude mais la végétation est toujours là. ( Septembre 1998. Cliché B.D.) 

Numériser 9

Panorama sur le paysage typique de ce lieu du Nouveau Mexique. Pendant la première partie du parcours jusquà Cumbres, la ligne "s'amuse" avec la route que l'on aperçoit à gauche du cliché. (Septembre 1998. Cliché A.D.)

Après "Lobato" la première machine est dételée. Celle-ci, passe HLP le premier trestle (pont en bois) du parcours. Cet ouvrage ne pouvant supporter le poids des deux machines simultanément. C'est ensuite au tour de la deuxième locomotive avec le convoi. La marche reprend de plus belle jusqu'au deuxième arrêt photo. La montée vers le point culminant de la ligne s'arrête au passage de la "Cumbres Pass". A cet endroit la K36 n°489 nous quitte. Ou plutôt, prend de l'avance HLP sur la suite du parcours. Le voyage continue avec la n°497 seule en tête du train.

Numériser 5

Et voici la petite station de "Cumbres". C'est le point culminant de la ligne. Il est situé à 3000 mètres d'altitude. Et malgré cela, la végétation est toujours assez variée ( Septembre 1998. Cliché B.D.)

Nous poursuivons notre voyage à travers des paysages dignent de certains westerns. On en prend plein les yeux et bien que levés depuis un bon nombre d'heures, la fatigue n'est pas pour tout de suite! Plus le voyage avance plus le paysage se fait aride. Ce train n'ira pas jusqu'au terminus de la ligne situé à Antonito. Le voyage aller s'arrête au triangle de retournement de "Big Horn".Mais cela fait quand même environ 6 heures que nous sommes partis de Chama!

Numériser 2

Le train est photographié ici depuis le tombereau pour "bardes" peu avant "Big Horn". J'aime ce cliché où le paysage est très sec et le ciel bleu parsemé de petits nuages à la fome bien particulière.(Septembre 1998. Cliché B.D.)

Nouvel arrêt photos/vidéos à "Big Horn". Après un passage avec la 497 seule en tête du train nous voyons réapparaitre la 489. Le triangle de retournement est utilisé dans tous les sens et après quelques minutes de manoeuvres nous voilà avec sous les yeux un "mid train helper". En effet, la 497 a pris place intercalé vers le milieu du train comme au bon vieux temps du RIO GRANDE. J'ai l'impression d'avoir "en vrai" sous les yeux le fameux film d'Emery Gulash "Twilight of the Rio Grande" bien connu des amateurs du D&RGW.

Numériser 6

La n°497 arrive à "Big Horn". On aperçoit tout au fond la partie du train utilisée pour transporter les "Rail fans" avec les boxcars transformés. (Septembre 1998. Cliché B.D.)

Numériser 8

Le triangle de retournement de "Big Horn" un symphatique "mid train helper". La K36 n°489 est en tête et la K37 n°497 intercalée dans le train.( Septembre 1998. Cliché A.D.)

Nous prenons la direction du retour. Après une nouvelle manoeuvre. La 489 repart devant nous HLP. On nous distribue les paniers repas. Le menu est très américain. Je me souviens d'un sandwich avec de la viande rouge excellente. Pour profiter pleinement, nous nous sommes installé en queue de train. Soudain, aux abords d'un tunnel le convoi s'arrête sans vraiment de raison particulière. Après quelques minutes, celui-ci repart l'air de rien. Mais en y regardant de plus près, trois machines sont maintenant en tête! En effet, la K27 n°463 qui n'avait pu prendre le départ ce matin suite à des problèmes techniques, est maintenant de la fête avec la 489 et la 497. Quel spectacle!

Numériser 3

La ligne traverse les décors sompteux des grands espace du Nouveau-Mexique. C'est un sentiment de liberté incroyable et quelle chance d'être à bord de ce train composé de matériels marchandises d'époque. (Septembre 1998. Cliché B.D.) 

Les deux derniers arrêts forment l'apothéose de ce voyage avec en tête ces trois machines toutes sirènes hurlantes. Après être partis le matin avec un froid qui pique. Nous voilà de retour vers Chama avec la chaleur. Il fait près de 26° lorsque nous entrons en gare de Chama après 12 heures d'un périple qui laissera des traces et pas seulement celles des escarbilles sur nos visages!

Numériser 7

C'est l'image de cette fin de voyage! Les trois machines vedettes du jour nous offrent leurs panaches dans un décor d'automne digne d'une maquette de Malcolm Furlow. ( Septembre 1998. Cliché B.D.)

A bientôt....pour la partie en video!